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« LA REVOLUTION DE DON QUICHOTTE » OU LA DESILLUSION DE LA REVOLUTION DU JASMIN EN TUNISIE

17/01 14h46

ORAN - La pièce de théâtre tunisienne « La révolution de Don Quichotte », jouée, lundi au Théâtre Régional d’Oran Abdelkader Alloula, met en scène la désillusion d’une partie des Tunisiens après la « révolution du jasmin » quant à l’absence de changements réels dans la société et la sphère politique.

La pièce, qui participe à la compétition pour le prix Soltane Ben Mohamed El Qassimi, avec sept autres pièces, montre et dénonce l’apparition d’une certaine caste d’opportunistes sans foi ni loi qui ont profité de cette révolution pour s’ériger en nouveaux maîtres du pays, agissant dans l’ombre, des opportunistes qui avaient fait profile bas durant la révolution, mais réapparaissent au grand jour pour tisser leur toile et devenir un pouvoir, parallèle mais puissant, sans scrupule aucun.

Et la réaction contre ces opportunistes est comparée à la révolution de Don Quichotte contre des moulins à vent, une révolution inutile, un combat perdu d’avance, même si le metteur en scène a, à maintes reprises, affirmé que l’œuvre n’a rien à voir avec le roman de Cervantès. Et même si Don Quichotte représente le combat universel contre l’oppression et la tyrannie, c’est, toutefois, un combat contre l’invincible.

La pièce de théâtre qui porte également le nom de "NetherWorld" ne laisse pas le public indifférent, même si celui-ci rejette ce que les personnages représentent.

Quant au cadre, la pièce est tunisienne et l’on voudrait que le cadre le soit également, mais il n’est à aucun moment précisé, si ce n’est par la langue parlée des comédiens.

Mais le cadre peut aussi représenter n’importe quel pays ou ville arabe ayant subit une révolution comme l’Egypte, la Libye ou encore la Syrie.

Dans ce contexte, la pièce déplore l’absence de changements, même si elle a précipité le départ de la dictature. Mais la révolution a eu comme « effets collatéraux » de créer des impostures qui ont pris le pays en otage, notamment sur le plan social, politique, économique et médiatique.

D’ailleurs chaque élément est illustré dans la pièce, à travers les assassinats politiques, le terrorisme, les viols et la manipulation des médias, décrits dans la pièce de manière caricaturale et humoristique.

On y voit les discours trompeurs des politiciens avec un homme politique machiavélique interprété par Néji Kanaweti, une journaliste manipulatrice incarnée par Mouna Talmoudi et un truand comme chef de la sécurité.

La pièce « La révolution de Don Quichotte » a reçu quatre prix en l’occurrence la meilleure mise en scène pour Walid Daghsni, meilleure interprétation féminine pour Amani Belaaj, meilleure interprétation masculine pour Yahiya Feydi, et meilleur costumier Abdesselam Jmal au Festival international du théâtre de la Jordanie en décembre 2016 et celui de la meilleure interprétation féminine pour MounaTalmoudi à la dernière édition des Journées théâtrales de Carthage.

La pièce « La révolution de Don Quichotte » participe à la 9e édition du Festival du Théâtre arabe qui se déroule à Oran et Mostaganem du 10 au 19 janvier, dédiée cette année au regretté comédien et dramaturge algérien Azzedine Medjoubi.

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