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FESTIVAL DU THEATRE ARABE : LE RIDEAU EST TOMBE SUR LA 9E EDITION

21/01 14h29

MOSTAGANEM - Le rideau est tombé, dans la nuit du jeudi à vendredi, sur la 9ème édition du Festival du théâtre arabe, dédiée au dramaturge le regretté Azzedine Medjoubi, après dix jours d’activités diverses et variées abritées par les wilayas d’Oran et Mostaganem.

Cette édition, organisée par l’Instance arabe du théâtre, en collaboration avec l’Office national de la culture et information (ONCI) et placée sous le haut patronage du Président de la république, Abdelaziz Bouteflika, a été marquée par la présentation d’œuvres dramatiques nouvellement produites par les théâtres arabes en 2016.

L’originalité de cette édition a résidé dans la durée du festival : 10 jours d’activités au lieu des six habituellement et dans le fait que les manifestations se sont déroulées simultanément dans les wilayas d’Oran et Mostaganem, ce qui a permis au festival d’avoir une plus grande audience.

La 9ème édition a vu la création, pour la première fois, un programme ‘‘ off ‘‘ et hors compétition, ce qui a permis au public de suivre plusieurs pièces arabes dont deux algériennes ‘‘ El Guerrab oua Salihine’‘ de Nabil Bensekka, une reprise de la fameuse pièce du défunt Ould Abderrahmane Kaki et ‘‘ Foundouk El Alamine ‘‘ d’Ahmed Aggoune.

Pour la compétition officielle, plusieurs pays arabes y ont pris part avec des œuvres récentes comme celles du Koweit, de Tunisie, du Maroc, d’Irak, d’Egypte et de Jordanie. L’Algérie représentée dans ce cadre par la pièce

‘‘ Ettoulth El Khali’‘ (No man’s land) de Tounès Ait Ali. Les représentations officielles se sont déroulées au théâtre régional d’Oran ‘‘Abdelkader Alloula’‘.

Le jury, présidé par l’académicien soudanais Youcef Aibadi, a été désigné pour évaluer ces oeuvres théâtrales en lice, qui, pour la plupart, ont abordé des thèmes liés à l’actualité et à la conjoncture que traverse le monde arabe.

Cette édition a été également marquée par une forte présence de jeunes metteurs en scène qui ont preuve parfois d’audace et de courage dans le choix des thématiques abordées. Le Secrétaire général de l’Instance arabe du théâtre a assuré que son organisme offrira toutes les opportunités à ces jeunes artistes prometteurs pour élever et améliorer leurs niveaux.

UNE 9EME EDITION NOVATRICE

Les différentes conférences et rencontres intellectuelles organisées en marge des représentations ont traité des sujets liés à la réalité du théâtre arabe, ses perspectives notamment des démarches à initier pour une meilleure diffusion des œuvres dramatiques dans le monde arabe. Il a été également question d’autres problématiques comme l’écriture dramatique, la qualité des textes, les mutations du monde de la scène à la lumière des changements sociopolitiques dans les pays arabes.

Cette édition du festival du théâtre arabe a permis d’annoncer plusieurs décisions et projets concernant le 4ème art national et arabe dont un nouveau plan de modernisation de la gestion des théâtres régionaux algériens, l’accord conclu entre l’ONCI et l’Instance arabe du théâtre pour financer l’édition de quatre ouvrages sur le théâtre algérien dont un ouvrage dédié aux gloires du 4ème art national et un autre sur la vie et l’œuvre des membres de la troupe artistique du FLN qui a porté, haut sur la scène internationale, la voix et la cause de l’Algérie en lutte pour son indépendance.

Des membres de cette troupe du FLN ont été honorés lors de la cérémonie d’ouverture de cette édition dédiée au nom du martyr du 4ème art Azzedine Medjoubi, assassiné en 1995.

Lors de cette 9ème édition, les organisateurs ont passé en revue les changements à introduire en matière des critères de sélection des pièces et la création d’autres prix pour récompenser les meilleures œuvres participantes. Il a été également question de la définition d’une stratégie de développement et d’évolution du 4ème arabe et du théâtre scolaire dédié aux enfants.

Par ailleurs, la direction du festival a programmé, à l’ouverture et à la clôture du festival, deux œuvres algérienne, ‘‘ Hizia ‘‘, du metteur en scène Fouzi Benbrahim d’après un texte d’Azzedine Mihoubi et l’opérette ‘‘Rihlat Houb’‘ (voyage de l’amour) de Fouzia Ait El Hadj d’après un texte du défunt Omar Bernaoui.

La direction de ce festival a enregistré une large participation des artistes, et dramaturges algériens outre 500 invités du monde arabe parmi des dramaturges, écrivains, critiques et journalistes. Deux rencontres-hommages ont été organisées à la mémoire des chahid du 4ème art national Azzedine Medjoubi et Abdelkader Alloula.

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