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ORAN : DEBAT SUR L’ENSEIGNEMENT DE L’ARCHITECTURE ET LES MODELES DE FORMATION
dimanche, 30 avril 2017
/ bidi

ORAN - Une conférence sur le thème "L’enseignement de l’architecture : quel modèle de formation" a été donnée samedi à l’Institut d’architecture de l’USTO Mohamed Boudiaf à l’occasion de la sortie du troisième numéro de la revue spécialisée Madinati.

Ce numéro consacre un dossier à cette thématique dans lequel plusieurs spécialistes interviennent pour présenter toutes les dimensions de l’architecture, de porter une réflexion sur la pédagogie, sur l’espace public ou le design urbain, les dimensions sociale et culturelle de l’architecture, ainsi que le patrimoine et le paysage.

Un hommage a été rendu, à l’occasion, à l’enseignant Djamel-Eddine Keddah, décédé récemment et auquel la rencontre a été dédiée. Un amphithéâtre du département d’architecture de l’USTO portera bientôt son nom, indique Djillali Tahraoui, architecte, enseignant et responsable de la revue Madinati.

Par ailleurs, afin de donner une dimension pratique et pédagogique au thème de la conférence, l’architecte algérien de renom, Lounes Messaoudi, a été invité à présenter une vingtaine de ses projets réalisés en Algérie et en France. Son intervention a été prévue pour donner aux étudiants des éclairages sur le travail de l’architecte, les contraintes rencontrées sur le terrain et par rapport au client qui est le maître d’ouvrage, ainsi que par rapport à son environnement.

Pour Lounes Messaoudi, en architecture, tout est complémentaire, le but est de rechercher une harmonie d’ensemble pour la réussite du projet, soulignant que l’architecte prend en compte, dans ses réalisations et ses plans, les mentalités et les cultures des clients des différentes régions, car pour lui, dessiner c’est réfléchir.

L’architecte effectue les intégrations par rapport à l’environnement du projet, aussi bien l’environnement physique que culturel. Pour se faire, Lounes Messaoudi conseille aux étudiants de faire leur travail avec un souci du détail, prendre le temps de le faire et de bien réaliser l’œuvre.

Dans un souci de moraliser la profession, M. Messaoudi a estimé que les architectes doivent avoir leur serment, à l’image des médecins qui ont le serment d’Hippocrate, énonçant les principes de déontologie médicale.(APS)